cunninghame is back
Cunningham révélateur de la nouvelle sensation cinématographique
Installation vidéo, multimédia, défilé, sound design, video danse, l'essor est total en ce qui concerne l'image et le sensoriel en général, écartons immédiatement les travaux de Danone, mais aussi Hermes, B. Ardisson ou Kamel Ouali.
Cunningham, 39 ans cette année, spécialiste des effets spéciaux est des réalisateurs de clips les plus prisés et les plus respectés des années 90. Son univers oppressant, sa couleur trash, ne l'ont jamais fait reculer devant une idée troublante. De la génération du groupe Autechre, et du compositeur aphex-twin, ils représentent ensemble les fleurons du label dinosaure de la musique électronique qui fêtait ces 20 ans à la cité de la musique les 8 et 9 mai dernier WARP. Christopher Cunningham s'y tenta par deux fois d'expérimenter l'imagerie en temps réel, en 1995 à Est-London avant de rencontrer les Sean et Rob de Autechre et en 2005, bien moins abouti, moins bien produit; le 8 mai dernier, le video-plasticien présenta la dernière version de son live dans la salle de concert à 00h25, employant un florilège de ses meilleures réalisations découpées selon les compositions d'Aphex-Twin
qu'elles habillaient originalement.
Un montage en temps réel, une réinterprétation de la musique, la reprise d'images d'archives et du fameux Empire Contre-Attaque de la série Star Wars. Une véritable variation sur les thèmes qui auront ponctué sa carrière, dans une installation monumentale, la narration est idéale et relève d'une avant garde du cinéma. Le temps réel parfaitement géré et cadencé par une machinerie tenue secrète, Cunningham emmène à son paroxysme les sensations dérangeantes issues du registre des images immorales, mettant en image des fantasmes ternes dignes des cauchemars de Walt Disney, il installe un nouveau rapport entre le spectateur de cinéma et le cinéaste, envoyant aux orties les dernières bribes de confiance en lui que le public peut avoir. C'est une démarche forte poussant la porte du sensationnel que peu à peu le cinéma d'auteur avait nié, une expérimentation formelle nécessaire imposant le corps en royaume de la perception ce que la publicité à peu à peu tué en exploitant les formats 24 images/seconde, 4/3, 1,85 etc.
Traduire une certaine nécessité d'être solitaire et maintenir une aura supérieure dans la solitude; l'explosion vaginale terrorisante de cette femme seul dans le noir n'est pas du tout l'illustration d'un fantasme féminin ou d'un cauchemar névrotique mais placé à la suite du combat de l'homme contre la femme, il est la mise en scène évidente d'une vengeance mystique, du tabou constituant l'homme informatique la pénétration suprême par un homme machine.
Dans cette même optique, le combat de l'homme contre la femme mise en scène avec la même photo illustre bien le rapport de l'homme érigé face au fantasme de la femme soumise et emploi alors le contre pieds du sexe par le paradoxe d'un combat pornographique dans le but d'illustrer une véritable sensation cinématographique c'est à dire une action cadrée faisant appel à un champs de références commun entre le spectateur et le metteur en scène provocant alors diverses émotions chez le spectateur reprenant le spectre émotionnel d'une vie de tous les jours plus 1.
L'introduction au live est une vidéo très bien faite qui donne au première abord l'impression d'un live chorégraphie et laisse supposer que le performer est habillé de caméras, à l'écran apparaît l'image d'une caméra enfouie dans un amas de câble électrique de toute les couleur. ceci se révèle en fait n'être qu'une introduction préenregistré qui fait un échos évident à l'homme machine de Tsukamoto, j'entends TETSUO, scénario reprenant mot pour mot la condition de l'auteur performer qu'est Chris Cunningham en cette instant. Mi homme mi machine, victime de l'insouciance du monde et tellement emplie de volonté que sa vengeance ici perpétré envers le spectateur, ambassadeur en cette enceinte du monde entier, sera terrible. Terrible car analytique,manipulatrice et totalement épileptique.
C'est autour ces trois axes, démontrant le génie de Cuningham, que s'articule totalement ce live qui vient révéler enfin la véritable nature du cinéma.
reprenons l'auteur, non personnellement, mais le performer, celui qui comprends le monde par l'image et la machine, le cinéaste même, mais moderne, pris dans cette société d'apparence et de non dis. L'artiste seul, produisant ces fantasmes à l’image de Carl Meyer et Hans Janowitz avouant “l’association de deux rêves” pour le scénario du Dr Caligari), publiant son inconscient de façon extrêmement consciente, cette performance se place alors dans la parfaite ligné, bien oublié ou mal exploité jusque là du Fellinisme.
Une progression chromatique illucidant les conflits de l'homme érigé face à la femme, au père, au peuple pour enfin retomber dans la solitude intarissable, la solitude masturbatoire justifiée par le fait d'une anormalité.
C'est parallèlement que le territoire des confessions du performer s'élargisse autant que les tabous du publique chutent pour former une masse compacte impressionné et donc soumises totalement au discours quelqu'il soit tant qu'il se déroule devant lui. Du cinéma brut, du cinéma pur.
Alors la première référence assumée et exploité intervient, en effet un remake aurai ridiculisé la démarche, Luke Skywalker arrive à l'écran par le tube de transporte qui l'envoi face au terrible Darth Vaddor son sabre bleu s'érige tout comme les beat drum & bass qui entraînent se combat en boucle dans les abysses du dernière épisode de mortal combat que tous les aficionados comme moi attendait. Boucle parfaite, et choques de sabres comme un refrain, deux couplets répétant le même combat, l'un est l'échec de l'oedipe, l'autre est la résurrection du fils, la ligné du père, le combat l'amour. Foule publique sans autre choix que de subir se fait, l'empire contre attaque (plus beau combat) reste l'épisode la résiliation qu'il y à un mal dans ce monde; résiliation qui se représente par les cris de joie frénétique de supporter d'un match dont on connaît évidement la fin; cunningham cinéaste du paradoxe, de la sensation non souhaitée.
Cette première parti entraîne sans retour le spectateur dans l'euphorie inconsciente et confiante en l'artiste, bon dans son art donc moral. Mais merci Steinner vieil ami du Marcello de la Dolce Vita, la solution n'est pas de s'enfermer chez soit, il suffit du geste d'un fanatique pour que tout bascule. L'homme érigé ne pense plus, tout le publique d'une seul main lève le bras, se sont les premier pas de l'armé du troisième Reich qui se font entendre premiers pas en une masse énorme triplé sur 3 écrans. Un fanatique élevé en guru suprême par des coeur reprenant son nom, la réflexion est forte et c'est avec mal que le publique se rend compte d'ou-t-il a été emmené. Hitler dans les fait reste l'homme de Erich Ludendorff(commenditaire du putsch de la brasserie) auquel il a fît croire jusqu'à son accession au pouvoir qu'il serai son pantin, parlant bien restant confiant, ce dernier fut le premier enfermé et Hitler représente le symbole même de l'ascension d'un homme seul jusqu'au delà de l'épanouissement personnel contemporain, jusqu'au fait d'en se satisfaisant, satisfaisant un peuple, un fantasme ultime d'artiste.
Fantasme d'artiste oui et cunningham donne la clé de la réussite,la clé du génie se trouve dans les méandres de la solitude, dans l'enfermement de la différence, le secret d'Elephant Man est qu'il sait lire. La le sujet est un enfant différent que l'on cache enfant qui délire dont l'imagination est celle d'un messie vierge de toute perversion mais maculé par son délire qui ne peut être que cosmique. Et la réprimande parentale arrive enfin, c'est la fin du show qui ne reste bien qu'un show.
Le montage formant une musique immergée dans l'image, l'utilisation de la boucle/sample subliment les idées de Eisenstein en une musique de solitaire, aucune symphonie mais bien une un beat effrayant, une hypnose forcé, un flux d'image à l'échelle de que le monde actuel fait subir à l'être humain. Une statistique américaine dévoilé ,dans une de ces émissions de télé réalité sur la police, que l'efficacité de la technique des portraits robot s'amoindrissait au file de l'avancé des générations ou voit alors apparaître de plus en plus de Jennifer Lopez et de Brad Pitt en résultat impossibles à identifier. Deux fait ici, ce monde publicitaire moule une certaine masse éprouvant le besoin d'appartenance et donc de ressemblance et d'autre part le flux d'images tel que nous l'emmagasinons de nos jours se révèle de moins en moins efficace car si codé qu'il ne forme dans le cerveau plus que des noeuds d'archétypes apparaissant en vérité brut à notre conscience. Là l'utilisation de la boucle au cinéma se justifie tout a fait afin d'obtenir à nouveau cette candeur, cette évidence d'un réel augmenté, de rêve éveillé, cette sensation cinématographique brut, celle qui produisit une émeute des deux coté de la toile tendu de part et d'autre de la place de la Concorde qui réfléchissait l'arrivé augmenté (part échelle de mesure) du "train de La Ciotat" des Lumière.
DE L'INTENTION LECTORIS,
C'est la que le processus cinéma doit se réviser, dans son dispositif il doit être à même de concevoir un rapport de focalisation différent, à ce point d'analyse il est important de parler de la force du Hunger de Steeve Mac Queen qui réside en premier lieu dans le rapport à la mise au point qui en fait quasiment un film de cameraman et pourquoi pas un film de deuxième assistant caméra mais ce serai se réduire au cinema de Steeve Macqueen qui ne représente que très peut dans le monument de son oeuvre. Le rapport au corps du spectateur et a sa capacité de focalisation est ici interprété par Cuningam dans un dispositif regroupant 3 écrans autonomes, un central comportant une superficie environs trois fois supérieure à 2 écrans satellites de part et d'autre du principale. L'autonomie de ces 3 écrans permet l'appropriation du principal comme image du rêve conscient, comme focalisation assumé comme image commune à tous, et les deux autre également disoscié l'un de l'autre pourraient se retrouver dans plusieurs rôle, en introduction il forçaient à chercher l'image et adaptaient l'oeil à une agilité poussée. Ensuite c'est un rôle d'illustration symbolique qui les relies à la projection centrale sous la forme d'interférences en toujours totale coordination avec la musique. En troisième partit, c'est l'effet de masse qui prime bien entendue alors toute l'instalation se synchronise à la même image. Ce rapport au corps, cette modularité du cadre selon le discours est necéssaire au cinéma contemporain qui ne pourra plus se contenter très long temps de ces format dédié à l'industrie du XX ième siècle, la vrai question de cette avant garde reste de ne pas simplement contrer la 3D US mais bien de continue à construire une réflexion sur l'oeil, la réalité et la machine cinéma mais ce, sans nier le pouvoir d'une technologie qui va dans le sens de l'homme.
Il est évident que le spectateur induit la notion de spectacle, l'intention du spectateur reste obscure mais la force de la performance de Cuningam est de ne pas créer un besoin ou même un complexe, mais bien de complexifier une pensée latente en chaque spectateur. Cette démarche est d'autre part comparable à "l'attente" du cinéma de Kiarostami, introduisant en une forme simple cinématographiquement une pensée complexe par la différence des rapports qui se créent entre l'auteur et le spectateur, l'invitation au voyage, à la pensée. Voilà ou doit rester la démarche du cinéma, ce n'est pas dans un discours ou dans une action que la sensation cinématographique se forme, mais bien dans un dispositif. Cuningam par ce film monté en temps réel et muet inscrit le chemin de la nouvelle expérimentation, ouvre la porte d'un réel inexploré, dévoile des connexions neuronales que Sydie Larby Cherkaouy soupçonnait depuis 1994 dans ses chorégraphie synchronisant deux individus l'un soumis à l'autre dans une esthètique de marionetiste et une expression de la sensation accolant des corps sur un décor mouvant. La projection de photon reste la sublimation de l'humanité, voyageant à la vitesse de la lumière, vivant l'impacte de la matière, ne reconnaissant comme juste et necessaire que ce que le cadre du regard nous permet de comprendre; la question n'est donc pas de tirer des plans sur la comète technologique mais bien de casser la pression du lobbie cinématographique à bon entendeur, salut.